Fate Mistake Vol.1
Huit titres, huit voix, une seule trajectoire.

🎵 Fate Mistake Vol.1 : c’est quoi ?
Fate Mistake Vol.1 est un projet musical narratif composé de huit titres, huit voix, une seule trajectoire : la mienne. Chaque morceau fonctionne comme un polaroid sonore qui explore un fragment d’identité, un souvenir ou une émotion capturée à un instant précis.
Ce n’est pas un album classique, mais un terrain d’exploration. Les textes sont écrits par moi, interprétés par des voix artificielles, et traversent des registres musicaux et thématiques variés : introspection, humour méta, critique sociale, nostalgie technologique, manifeste personnel.
Au cœur du projet, il n’y a ni performance vocale ni démonstration technique : il y a l’écriture. Fate Mistake explore la multiplicité d’un même individu, ses zones d’ombre et de lumière, et construit un autoportrait fragmenté mais cohérent.
Au départ, Fake Mixtape devait être un laboratoire.
Huit genres, huit ambiances, sans règles, sans prétention.
Puis un glissement s’est produit.
Fake Mixtape est devenu Fate Mistake.
Une erreur du destin.
Et j’ai compris que ce n’était plus un exercice.
C’était un autoportrait accidentel.
🎤 Tracklist de la Fate Mistake Vol.1
1. Je suis perdu
Ballade indie minimaliste, Je suis perdu ouvre la Fate Mistake dans un état de suspension. Ce n’est pas une explosion, c’est un flottement. Une photographie floue d’un moment où les repères s’effritent doucement, sans drame spectaculaire.
Le texte assume la vulnérabilité sans chercher à l’embellir. On n’est pas dans la plainte, mais dans le constat lucide d’un esprit qui doute et qui tente de comprendre ce qui lui échappe. C’est le point de départ émotionnel : une fragmentation intime qui annonce tout le reste.
2. Incompréhensible
Plus frontal, plus viscéral, Incompréhensible transforme la confusion en énergie brute. Là où le morceau précédent était suspendu, celui-ci est nerveux.
Le texte parle du décalage, de l’incapacité à se faire entendre ou à se faire comprendre. Il explore cette frustration moderne d’avoir des choses à dire sans toujours trouver la bonne fréquence. Le ton oscille entre colère contenue et lucidité froide. C’est une tentative d’expression quand le silence devient trop lourd.
3. 1000 Onglets
Rap alternatif rapide sur la surcharge mentale contemporaine, 1000 Onglets est un morceau sur le fonctionnement de mon cerveau.
Les pensées s’enchaînent, les références se superposent, les idées s’ouvrent comme des fenêtres impossibles à refermer. L’humour est présent, mais nerveux, presque défensif. C’est un morceau sur la dispersion, sur la fatigue cognitive, sur cette sensation d’avoir trop d’informations, de questions et pas assez de clarté.
Le rythme accéléré épouse le chaos intérieur : la forme devient le fond.
Un morceau signature, à la frontière entre humour lucide et anxiété intellectuelle.
4. Lumière
Après la saturation, Lumière propose une respiration. Une nostalgie assumée, presque naïve, tournée vers une technologie perçue comme une promesse plutôt qu’une menace. Le morceau ne nie pas les dérives, mais il choisit de regarder les souvenirs : les premiers écrans, les premières découvertes, l’émerveillement face au progrès.
C’est une tentative sincère de retrouver une foi perdue.
Une parenthèse optimiste, nostalgique et technophile.
Une tentative sincère de croire encore au progrès.
5. Ombre
Réponse directe à Lumière, Ombre explore le versant sombre du même monde. Le ton devient plus grave, plus dense, presque dystopique.
Le texte interroge les dérives technologiques, telles que la surveillance, la manipulation ou la perte de repères collectifs. Mais il cherche à éviter la posture catastrophiste : la noirceur n’est pas forcée, elle est progressive.
C’est le morceau le plus sombre, mais aussi le plus structuré dans sa critique, celui qui assume le plus clairement une vision politique et sociale.
Si Lumière était le souvenir, Ombre est le constat.
6. EgoTrap
EgoTrap joue avec les codes de la trap contemporaine. C’est une parodie, mais pas seulement. Derrière l’exagération des postures, il y a une réflexion sur l’ego, la mise en scène de soi et la performance permanente sur les réseaux.
Le morceau adopte les codes pour mieux les détourner. Il flirte avec la caricature sans jamais tomber dans le mépris. C’est un jeu méta : imiter pour révéler.
7. Ce qu’on ne s’est pas dit
Ballade piano voix épurée, ce morceau aborde la rupture sans mélodrame théâtral. Il parle des silences, des phrases retenues, des mots qui auraient pu tout changer.
Plutôt que de chercher un coupable, le texte explore la maturité : accepter que certaines histoires ne se terminent pas dans le fracas, mais dans un éloignement progressif. C’est le morceau le plus personnel du projet, mais aussi l’un des plus sobres.
8. Bienvenue dans mon monde
Clôture du projet, Bienvenue dans mon monde agit comme une synthèse. Après les fragments, les tensions et les contrastes, il assume la multiplicité. Ce n’est pas un triomphe grandiloquent, mais une affirmation tranquille : voilà le patchwork.
Voilà mon univers intérieur, sans filtre.
Ce morceau ne résout pas tout. Il accepte simplement la complexité.
🤖 Pourquoi des voix artificielles ?
Pour rendre mes chansons réelles.
J’ai toujours écrit. Des textes, des histoires, des chansons.
Mais Je vais être honnête : je ne sais pas chanter.
Pas “je chante un peu faux”, non.
Je suis dans la catégorie arme de destruction massive.
Si je chante sous la douche, mes voisins appellent les flics.
Mais j’avais des choses à dire.
Alors j’ai trouvé une solution : j’ai emprunté des voix.
Des voix qui ne sont pas vraies, mais qui racontent ma vérité.
Elles chantent juste, elles chantent bien…
Et surtout, elles chantent à ma place.
Chaque morceau est une facette de moi que je n’arrive pas toujours à exprimer.
Une version parallèle, un masque, un double.
Ces huit voix ne m’appartiennent pas physiquement, mais elles sont nées dans ma tête.
Elles chantent ce que je suis incapable de sortir de ma propre gorge.
Les voix artificielles ne sont pas un gadget : elles sont un outil.
Elles me permettent de donner une existence sonore à mes textes, d’explorer des timbres et des registres variés, tout en gardant le cœur du projet intact : l’écriture.
Le choix de l’IA n’est pas une dissimulation. C’est une contrainte assumée, transformée en liberté créative.
💭 Conclusion et futurs projets
Fate Mixtake, c’est en même temps :
- un rêve de gosse,
- une expérimentation artistique,
- une thérapie low-cost,
- un besoin d’exister créativement,
- et un défi personnel fabriqué avec une IA qui ne dort jamais.
J’aime l’idée que ce soit un album écrit par moi, interprété par personne.
Un projet impossible, mais réel.
Le meilleur album jamais chanté…
Parce qu’il n’a jamais vraiment été chanté.
C’est ça, Fate Mistake : huit voix artificielles, mais un cerveau bien réel derrière.
Huit façons de me raconter, sans avoir besoin de chanter une seule note.
D’autres projets prolongent cette recherche : un roman en cours, des vidéos narratives, des analyses et bien plus à venir.
